Publié dans Février 16

Connaissez-vous le Sir Corn-Flakes ?

Sir Corn Flakes doit se retourner dans sa tombe. Non, j’en fais pas des Kellogg’s, même pas des tonnes, mais quand même…

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Lui qui en avait tant sous le chapeau ! Par chance, quand il y aura ambiguïté, on pourra toujours sortir couvert au féminin comme au masculin.

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Ah ! Vous l’aurez compris. Je raille en mode vieux con pour ce qui n’est jamais qu’une réforme orthographique du siècle dernier. Je pourrais aussi vous le râper en ne servant que les bonnes tranches. Un petit ponch ?

Eh oui ! Après 40 ans d’un succès phénoménal, je viens seulement de comprendre les paroles de cette fameuse reprise de Jacques Martin : « Et vlan, passe-moi les ponchs !« . Une chanson qui avait fait le buse. Enfin, qui avait du punch, quoi ! Triple buzz !

17979810Vous avez vu ? Benjamin Millepied a quitté l’Opéra de Paris, car l’union n’avait plus d’attrait. Pile le jour où les millepattes fusionnent. « Pas de quoi se mettre la rate au court-bouillon » comme on dit dans le métier ! A 16 heures, nous avons appris que c’était Aurélie Dupont qui lui succèdait. Il ne faut pas la confondre avec Patrick Dupond. Eh oui ! On se la joue parfois aux « d » autour d’un « t », c’est aussi le miracle de l’évolution des noms de famille.

La Fosse des Lettrés Perpétuels a une longue tradition autour de la langue. Le Conseil Supérieur de la Langue Française, créé en 1989, réunissait Michel Rocard, Premier ministre et Président de droit, Bernard Pivot, Pierre Perret, Erik Orsenna…  Oui, je sais. Cela ressemble davantage à l’Amicale des Authentiques Amateurs de Tête de Veau, mais c’est l’Académie qui, en dernier ressort, mate-là toute forme d’atteinte à notre si beau patrimoine.

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Chaque siècle a connu ses réformes. Certes, celle-ci est majeure. Et vaccinée, me direz-vous, car elle a 26 ans. Comment blâmer que le participe passé soit invariable dans le fameux cas du verbe laisser suivi d’un infinitif? Quel bel exemple donné par le Conseil ! « exemple : elle s’est laissé mourir ». Cela a toujours été une évidence pour moi. Si elle s’est laissé mourir, c’était forcément sans eux !

Parfois, c’est un peu déroutant. Que penser de pèse-lettre ? Au pluriel, cela donne pèse-lettres. Pourtant, la machine fonctionne à plein régime sans cesse. Bizarre… Il ne faut pas méconnaître non plus la mission économique et prophylactique du Conseil. Ainsi, le cure-dent va relancer l’industrie du bois et empêcher les infections. Un cure-dent pour une dent et non pas un cure-dents pour tous les chicots. Ah !

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L’Académie s’est également penchée sur le droit des assurances. Au fond, l’eau qui ruissèle, c’est toujours grave, mais ça se passe sans zèle excessif. La médecine est également affectée, car l’on se demande désormais si la maladie vénérienne la plus répandue ne deviendra pas d’ici peu l’exéma, passé de la série Z à la classification X.

Convenons-en ! A l’heure où les machines à écrire ont pratiquement disparu, où est le problème si le charriot comporte deux « r » ? Quant à nénufar, que diable ! N’est-ce pas là un mot d’origine arabo-persane ? Tant que le scientifique ne saura pas si sa momie a un PH neutre, on n’écrira pas « Néphertiti » non plus. Dès lors, où est le problème ?

Je vous entends. C’est l’ognon. Il y a toujours « g-n » à l’écrire, pourquoi le nier ? Dans ce cas, mettez de l’Hallux Valgus dans la salade, ça vous fera les pieds !

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C’est comme pour relai. Soyez ouvert ! On dit bien balai-balayer, essai-essayer, donc relai-relayer. Seule ma voisine portugaise, ancienne damepipi à la gare d’Austerlitz, ne s’y fera jamais.

Elle m’a encore dit ce matin : « Non, désolée, M’sieur Thiébault. Pour moi, c’est essai-essayache, balai-balayache, relais-relais H ». Là, on ne peut pas lutter, vous en conviendrez.

Quelle clairvoyance aussi ! Quand l’ONU se trouve en proie avec de plus en plus de barbarie à juger, avec des hommes se  comportant parfois comme des bêtes, comment pourrait-on leur refuser un droit de véto ?

L’Académie est une institution nécessaire et seules les langues bien vivantes ont cette capacité à se projeter vers l’avenir. Si Louis XIV leur concéda des fauteuils confortables contre leurs chaises disgracieuses, c’est bien qu’il avait la volonté que ces génies éternels percent et ne s’échappent que par l’esprit au-delà des temps.

Je vous claque la bise et vive l’orthographe dont la réforme se trouve ici   !

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Auteur :

Auteur chez les Editions du 38 et Hugo Roman. Je vous accueille avec grand plaisir !

2 commentaires sur « Connaissez-vous le Sir Corn-Flakes ? »

  1. Ouaiche ! C’est bien aussi de simplifier et de rendre les choses plus claires mais pas de créer des confusions… Une réforme soulève toujours les tollés de la vieille garde c’est pour ça que l’on dit des « combats d’arrière-garde » non ? 😆 C’est comme tout, il faut voir à l’usage…ou l’usache pour plaire à ta dame-pipi ! 😀

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