Publié dans Ma Boite à Livres, Mars 16, Octobre

#greve9mars : La France s’ennuie…

Des jeunes qui n’y croient plus, déjà usés par le système dès la trentaine abordée. Des entrepreneurs fatigués qui essaient fébrilement de créer et de sauver leur propre emploi avec plus ou moins de réussite. D’autres qui ont tout compris, puisque partis investir à l’étranger … et quinze candidats à la primaire de droite d’ici la fin de l’année, quasi-autant dans une gauche qui va de l’extra-centre-presque-droit à l’extra-hyper-gauche du monopole du cœur qui n’appartient à personne.

Dans les années 70, Alain Peyrefitte expliquait à l’ORTF ce que « le jeune » appelait de ses vœux en matière culturelle.

Dans les années 80, Daniel Balavoine bousculait le candidat François Mitterrand.

Dans les années 90, Jacques Chirac mangeait des pommes et remplaçait Nounours à la téloche grâce aux Guignols.

Vingt ans plus tard, rien n’a changé et le candidat François Hollande qui devait faire de la jeunesse sa priorité… dispose encore d’une petite année de Présidence pour s’en occuper « prioritairement ».

Certes, il y a des bombes et la guerre à l’extérieur. Le pays vit même sous la menace permanente de la barbarie subie sur son propre territoire.

Aussi lui offre-t-on des circenses sous forme d’Euro de foot ou de polémiques récurrentes et abrutissantes sur Cyril Hanouna. Avec Patrick Sébastien, Michel Drucker et Julien Lepers, chaque génération de « révoltés assis » peut ainsi porter sa croix télévisuelle. Seulement voilà, toute une société, des plus jeunes aux plus vieux, craint en réalité pour son panem.

Et là, les réponses…

… viennent bizarrement d’une étude de l’INED, médiatisée aujourd’hui ( ça alors !).

La génération des baby-boomers, s’échelonnant de 1946 à 1973, va bientôt disparaître. En 2050, ce seront plus de 700 000 décès qui seront enregistrés chaque année.

Jeunesse, j’ai été jeune un jour.

Rentre chez toi et attends ton tour,

Il ne te reste que 34 ans à patienter.

En attendant, tu as des demi-vieux du stade avancé comme moi qui radotent et qui tentent d’égayer le paysage, de divertir, car, entre nous, on n’a pas fini de s’emmerder…

Aussi quand Hospice & Love rencontre la jeunesse qui lit, à défaut de s’ennuyer ou d’attendre son tour, je souris en vieux con que je deviens. Comme avec Nnyl, du blog Ma Boîte à Livres, que je remercie encore ici pour cette jolie chronique. Vingt-cinq ans nous séparent et on se retrouve pourtant en phase… sur les vieux. Avec son cœur et ses mots, je vous invite à découvrir son avis :

ma boite à livres hospice & love
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Sur ces quelques mots d’espoir pour la jeunesse patiente, je vous claque la bise en vous souhaitant une bonne soirée ! 😉